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Utiliser un masque anti pollution pour faire de la moto

D’après les estimations, 28 000 à 36 000 décès par an au Royaume-Uni sont attribués à une exposition à long terme à la pollution atmosphérique. L’exposition à la pollution atmosphérique peut entraîner une série de complications graves pour la santé, notamment le cancer du poumon, les maladies cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux. La pollution peut provenir de diverses sources, dont les feux de bois et les combustibles fossiles. Mais les recherches montrent que la pollution due au trafic routier pourrait en fait être pire pour notre santé que la pollution provenant de toute autre source.

masque anti pollution pour faire de la moto

Alors que l’on s’efforce de réduire les niveaux de pollution atmosphérique en milieu urbain en encourageant les gens à utiliser des moyens de transport durables tels que la marche et le vélo, beaucoup s’inquiètent de la quantité de pollution à laquelle ils seront exposés en empruntant ces moyens de transport.

Bien qu’un examen de 39 études sur la pollution atmosphérique ait révélé que les automobilistes étaient plus exposés à la pollution atmosphérique que les autres navetteurs, si l’on considère qu’une personne respire davantage d’air pendant un exercice physique, les cyclistes et les piétons inhalent en fait des doses de polluants plus élevées que les conducteurs de véhicules.

Le port de masques faciaux est devenu un moyen de plus en plus courant pour réduire l’exposition à la pollution atmosphérique lors des déplacements à pied, à vélo ou a moto. Mais leur efficacité est sujette à caution – et il a récemment été suggéré que leur utilisation pourrait en fait augmenter les risques d’exposition à la pollution atmosphérique, car le port d’un masque donne aux gens un faux sentiment de sécurité et les incite à rester dehors plus longtemps.

Comme de plus en plus de masques sont disponibles chaque jour sur le marché, il est important d’examiner attentivement la façon dont ils sont conçus si vous envisagez d’en acheter un. Il est préférable de rechercher un masque dont la classification est similaire à celle des masques conçus pour une utilisation en milieu professionnel, car ils doivent répondre à des normes nationales et internationales. Aux États-Unis, ces normes exigent que les masques puissent bloquer un certain nombre de particules pour garantir la sécurité des personnes. Les indices vont de N95 (ce qui signifie qu’il empêche 95 % des particules de 0,3 micromètre de diamètre ou plus de traverser le matériau filtrant) à N99, qui doit bloquer 99 % de ces particules.

En Europe, ces masques sont classés en FFP1, FFP2 et FFP3. Un masque FFP1 est équivalent à un masque N95. Le masque FFP2 se situe entre le N95 et le N99, et un masque FFP3 est identique à un masque classé N99.

Les masques de protection couramment utilisés par les cyclistes et les piétons n’ayant pas à se conformer aux mêmes normes, il est important de vérifier leur classement et de s’assurer qu’ils ont un classement N95 ou N99 (ou l’équivalent européen) pour garantir qu’ils protègent contre la pollution atmosphérique. Mais cela ne signifie pas nécessairement qu’ils ont été testés, ou que les tests qu’ils ont subis répondaient aux mêmes normes que les masques professionnels.

L’efficacité de tout masque est difficile à mesurer. De nombreux facteurs peuvent influencer l’efficacité du masque, notamment la taille et la source des particules, le type de masque, la forme du visage et le rythme respiratoire d’une personne. En 2018, des chercheurs de Barcelone ont examiné l’efficacité de neuf masques respiratoires différents disponibles dans le commerce, dont le prix varie de 1 à 44 €, lorsqu’ils sont exposés à un trafic urbain typique.

Les masques ont été montés sur une tête de mannequin. Les chercheurs ont ensuite mesuré combien et quels types de particules de pollution se trouvaient à l’entrée de la bouche. Pour les particules mesurant 2,5 micromètres ou moins de diamètre (PM2,5), l’efficacité des masques à filtrer les particules de l’air variait de 14 à 96 %. Les particules de cette taille proviennent de sources anthropiques, notamment de la pollution routière et industrielle et de la fumée des incendies. Mais pour les particules ultrafines, cette efficacité était considérablement plus faible – variant entre seulement 5 % et 65 %. Ces particules ont un diamètre inférieur à 0,1 micromètre, mais elles proviennent de sources similaires aux particules de 2,5 micromètres de diamètre. Les particules ultrafines pourraient être plus nocives pour notre santé, car leur taille leur permet de pénétrer profondément dans le système respiratoire.